La Chronique de J-One
La parade est terminée. Le 18 mai aura été célébré à des lieux de son site historique mais pour le gouvernement ce n’est rien. Reporter la célébration de l'indépendance du 1er janvier au 7 février, pour ce gouvernement, c’est du pareil au même. Le seul vrai coup qu’auront réussi le premier ministre et sa bande, de un: c’est d’aller organiser une telle manifestation sur le terrain d’un prétendu adversaire politique. Et de deux: c’est d’avoir survolé le problème, c’est-à-dire la terre promise. Ah! Il est tout aussi important de souligner que bien avant, la capitale a eu droit à sa petite célébration. Non! Pas au MUPANAH. Maintenant les célébrations du gouvernement se font dans les hôtels en manque de touristes et de visiteurs.
Le fils de Dessalines n’a pas pipé mot, lui qui était si zélé pour lancer la mobilisation dans le nord. Si l’argent fait chien danser, il fait taire les politiques aussi. Je dis ça, je ne dis rien. En parlant d’argent, lors de la célébration de la fête du drapeau, on a eu droit aussi à un distributeur d’argent ambulant. Distributeur de 500 gourdes pour encourager ses partisans à soutenir leur grotesque comédie. On aura tout vu sous ce beau ciel.
Et puis comme on aime dire souvent : "Après danse, tambour lourd". Fuir la capitale et ses bandits légaux ne résout pas le problème. Mais bon, le HCT semble avoir la solution. Il tient son forum sur la sécurité. On va décider du sort de la sécurité avec des experts de rien du tout, boire du café et du thé, gaspiller l’argent de l’Etat. Après on aura le temps de faire son mea culpa. De toute façon, leurs péchés leurs sont pardonnés d’avance.
En bref, les bandits continuent de ferrailler. Les policiers sont de plus en plus impuissants. Les chefs sont plus que jamais insouciants. Le désespoir bat son plein. Hier encore au pied des héros à Vertières, un homme s’est immolé. Frank lui-même, au milieu de son désespoir n’a pas pu se donner la mort. Cet homme, lui, a pu. Il s’est tué par le feu, sous les yeux d’une foule excitée par ce spectacle mais qui n’a rien fait pour l’en empêcher. Et si c’était une manière de traduire le comportement de cette communauté internationale à notre égard. Nous regarder nous entretuer et ne rien faire du tout, du moins contempler.
M renmen referans ou fè ak pèsonaj "Dix hommes noirs" la.
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