La chronique de J-One
Deux semaines déjà depuis que le pénis est décalotté. C’est la chasse aux bandits et à tous ceux-là qui s’y apparentent. Maintenant, pour les bandits, le bois n’est pas marré. Bien au contraire, le bois est bel et bien calé! Pour combien de temps encore? Personne ne le sait. Les grands orients comme on les appelle ne disent rien. Même la très chère minus qui a dit au peuple de prendre son courage à deux bras, reste bouche bée devant ce spectacle. Celui qui a la responsabilité de protéger le citoyen condamne depuis l’étranger. Qu’adviendra-t-il demain ? Personne ne le sait. Sauf que la prudence est de mise. Car désormais, le bois calé se présente comme une solution pour faire prendre conscience aux autorités qui restaient trop longtemps bras croisés.
Pendant ce temps, la note vocale d’un puissant bandit circule. Il déclare sa flamme à la population. La population, elle, lui réserve la flamme. Peau diable, peut-être a-t-il peur le pauvre? Il en a toujours été ainsi, un jour pour chasseur, un jour pour gibier. Chacun à son tour et comme on le dit si bien: qui frappe par le p, périra par le même p.
Aujourd’hui, c’est le premier mai. Fête du travail. C’est paradoxal, le jour de la fête du travail est férié. Les chefs du pays ont aussi chômé, comme si les autres jours ils avaient l’habitude de travailler. Seuls ceux qui tirent ont travaillé aujourd’hui. Ça a tiré de partout aujourd’hui mais bon on semble s’y habituer maintenant. C’est devenu pour nous un événement comme ça, comme ça. Et puis comme si la fête du travail ne suffisait pas, il fallait autre chose. On a aussi fait du premier mai la fête de l’agriculture. De quelle agriculture parle-t-on déjà? On a sacrifié la production locale au profit de l’importation. Même les bananes que nous avons consommées dans les différentes foires aujourd’hui proviennent de chez nos voisins. Mais comme il faut se bercer d’illusions, on parle toujours d’agriculture. Mais bon…
Le premier minus quant à lui travaille. Il ne chôme pas. Plusieurs chantiers le préoccupent. Et ce premier mai, notre homme travaille. Ce n’est pas un travail physique mais un travail mental. En ce premier mai, le premier ministre-président doit penser pour l’avenir et faire un choix rapido-presto car le temps presse. Dans seulement 17 jours, il devra faire quelque chose. Maintenant qu’il peut compter sur madame Petite Sœur y parviendra-t-il ? À 17 jours seulement du 18 mai, le premier minus se questionne : Arcahaierai-je? Universitérai-je? Mupanahrai-je? Les trois ont leurs avantages et surtout leurs inconvénients. Le temps presse. Notre homme hésite encore, mais bientôt il va devoir choisir et affronter la réalité.
Félicitations J-one
RépondreSupprimer