La Chronique de J-One
La chasse à
l’homme s’est poursuivie aujourd’hui encore. Comme une contagion, cette envie
de tuer s’est propagée dans la capitale. Simple suspicion d’être bandit ou
d’être de mèche avec des bandits, et le jugement populaire est fait. La
condamnation ? Lapidation et supplice du pneu. La ville, plus que jamais, dégage
l’odeur du crime, de la chair humaine grillée. Certes, la peur semble changer
de camp. Les prédateurs d’hier sont devenus la proie de nos foules aujourd’hui,
mais la violence n’a jamais été une solution à la violence.
Quoi qu’il en soit, 24 heures après, ce qui reste des
cadavres grillés sont encore dans les rues. Aucune diligence du côté des
autorités pour les enlever. 24 heures après, toujours aucun mot des officiels
d’ici. Est-ce l’application du proverbe bien connu de chez nous : Quand
la barbe de ton camarade est en feu, mets la tienne à la trempe ? Ou
est-on en train d’attendre les consignes du blan ? Ou du moins,
sont-ils en train de donner du temps au temps pour résoudre cette situation?
Patience, le dénouement de cette scène n’est pas pour trop longtemps.
Hier, pendant que les élèves des écoles publiques
réclamaient la présence des enseignants dans les salles de classes, une
enseignante a été tuée par balle. Plus tard dans la soirée alors que la
population battait des ténèbres dans la capitale, un sous-commissariat a
été attaqué. Bon Dieu bon, aucune victime n’a été déplorée. Entretemps,
les rumeurs vont bon train concernant une contre-offensive. La population reste
debout sur ses deux pieds militaires pour y faire face. Pour combien de
temps encore pourra-t-elle tenir ? On verra bien !
Et puis, on ne s’y attendait pas du tout, sortie crabe de
certaines personnes corps bons pour venir en aide à leur protégé. Il faut
sauver le soldat Henry. Ces nouveaux donneurs de leçon pensent pouvoir nous
enseigner sur la gravité de l’heure. Encore une sortie ratée, une comédie de
mauvais goût pour détourner l’attention sur les vrais problèmes. Objectif
manqué. C’est à refaire.
Parallèlement, les représentants des médias rejettent l’invitation
du premier minus. Élections dans ce contexte ? Impossible, disent-ils.
Pourtant, il est évident que ce n’est pas possible, mais on veut faire
semblant. Il faut montrer qu’on a eu la volonté de faire, que le problème n’est
pas de son côté et trouver à tout prix un bouc émissaire.
Finalement, Tante ne semblait pas s’attendre à une
telle surprise. Elle pensait qu’elle allait juste répondre aux questions du
juge sur la casse de la CAS, puis rentrer chez elle pour prendre un bon bain relaxant.
Tel n’est pas le cas. Le juge n’était pas de cet avis. Tante est dans chaud,
elle n’a pas été prudente dans ses actions quand elle avait la caisse.
Tante a avalé entièrement la noix de coco mais elle n’a pas pensé à son anus.
Fòl kaka kòk la kounya🤣😂🤣
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