Le corps de Jésus détaché de la croix et mis en tombeau avant le shabbat
La dépouille de Jésus a été mise en sépulture sans
cérémonie dans l’après-midi du vendredi 15 nisan, peu avant l'heure du shabbat,
a-t-on appris de source proche du gouverneur. Interpellé dans la soirée du
jeudi 14 nisan au mont des Oliviers, le natif de Nazareth a été crucifié et
déclaré mort vers la neuvième heure.
Le juge Ponce Pilate, gouverneur de la Judée, a autorisé
peu avant l'heure du shabbat que le corps de Jésus soit mis en sépulture. Cette
autorisation a été accordée à Joseph, un riche habitant d'Arimathée après une audience
auprès du gouverneur.
Le corps a été descendu de la croix et a été remis à
Joseph qui l'a enveloppé dans un takhrikhim sans cercueil avant d'être
placé au tombeau sans cérémonie, a confirmé à la rédaction une source sûre. D’après
notre contact, le défunt n'a eu droit ni à la tahara ni au kaddish au moment de
la mise en tombeau comme le veut la tradition juive.
Un procès aussi médiatisé que spectaculaire
Interpellé au mont des Oliviers en cours de soirée de la
Pâques, Jésus a été livré par l'un de ses amis, Judas, « l’Iscariote »,
contre trente pièces d'argent. Ce dernier a été retrouvé pendu ce matin. La
justice romaine a penché pour un suicide. Bien avant cela, Judas a remis « l'argent
du crime » aux responsables religieux, a rapporté des témoins présents au
temple ce matin.
Jugé le soir même de son interpellation par le grand
prête juif Joseph [Caïphe], selon les faits présentés, Jésus a été accusé de
blasphème contre le temple et contre Dieu par les principaux sacrificateurs, le
sanhédrin et quelques anciens. Il a refusé de se prononcer tout au long de son
interrogatoire.
Devant ce refus, et en absence de preuve et de témoins, le grand prête a envoyé le prévenu devant les autorités romaines pour être jugé pour complot contre la sûreté de l'État et répondre des accusations faisant croire qu'il s’est autoproclamé « roi des Juifs ».
Conduit au petit matin du vendredi 15 nisan devant
le gouverneur Pilate pour répondre de ces accusations, le natif de Nazareth n'a
pas bronché et a refusé encore une fois de répondre aux questions du juge. Sous
l'insistance de la foule et des responsables religieux juifs, Pilate a pris ses
distances de l'affaire et accepté le verdict de la foule selon le principe de
la « vox populi, vox Dei », ce, afin d'éviter tout soulèvement
populaire qui pourrait fragiliser encore plus l'empire.
Après avoir été battu et humilié par les soldats romains,
Jésus a été crucifié au mont Golgotha en dehors de la ville au milieu de deux
malfaiteurs. Mort à 33 ans, Jésus est le fils de Marie et de Joseph, des natifs
de Bethléem. Le père a été déclaré mort quelques années plus tôt dans des
conditions peu claires. Tout comme la naissance de son premier fils reste un
mystère à ce jour.
Depuis 3 ans, Jésus a été au centre des conversations
dans la Cité. Il a attiré la grande foule partout où il s'est présenté. Des cas
de résurrections et de guérisons spectaculaires de sa part ont été rapportés
par de nombreux témoins dont la dernière en date, celui de Lazare, un natif de
Béthanie, décédé depuis trois jours. Très connu pour ses enseignements qui,
parfois peuvent être sujets à controverses, Jésus n'avait pas la cote auprès
des responsables religieux notamment.
Contacté par la rédaction aucun membre de la famille n'a souhaité
réagir à la manière dont Jésus a été traité et tué. Quant à ses disciples, ils
restent injoignables jusqu'au moment de la rédaction de cet article. Le dernier
qui s'est manifesté en public, un certain Simon, également appelé Pierre, un
ancien pêcheur juif, ne répond pas aux nombreuses sollicitations du journal.
[Cet article peut être modifié dans les prochaines heures]
* L’article a été publié pour la première fois en l’an 30 de notre ère en langue
araméenne.
Très intéressant, en cette fin semaine sainte.
RépondreSupprimerGood job
RépondreSupprimer😊
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