La chronique de J-One
Définitivement, les noms des présidents américains issus du parti Démocrate
ne cesseront d’intégrer le vocabulaire déjà assez riche de notre belle langue.
On se souvient de Kennedy qui a légué son nom en héritage pour désigner la
friperie arrivant au pays au milieu des années 60 ou encore, d’Obama
associé aux bus flambant neufs de la compagnie Dignité vers 2008-2009.
Aujourd’hui, Biden est en train de frapper le grand coup. On ne parle que de
lui à présent. Dans les discussions, il est courant d’entendre : ou pa nan
Biden, ou pral nan Biden, li bon nan Biden… Biden devient synonyme de terre
promise et d’espoir comme le nom de l’autre était synonyme de mensonge et de
fausse promesse. Oups ! laissons reposer en paix les morts.
Entre-temps,
monsieur Biden ne fait pas que des heureux. Il y a de ceux-là qui attendent un
petit courriel depuis plusieurs jours et dont, en ce moment, les nerfs ne tiennent
qu’a un fil. Force à ces personnes! Une catégorie qui n’est pas du tout heureux
du programme, ce sont ces personnes qui ont vendu leurs biens, en étant confiant
qu’ils vont chez Biden. Sauf qu’ils n’ont pas été approuvé. Je vous parlerai
de ces personnes un de ces jours.
Parallèlement,
il y a aussi ceux qui n’ont pas encore leur passeport, et qui n’arrive toujours
pas à en faire la demande. Il y a encore quelques jours, le gouverne-ment a lancé
une plateforme pour leur faciliter la tâche. Une plateforme dont le nom a une
sonorité assez proche du surnom d’un ancien corrompu du pays. Heureusement je
ne vais pas citer de nom, sinon j’aurais attiré les foudres de celle qui veut
toujours mettre ses points sur les i.
Ce 3 avril, on a commémoré un double évènement. D’abord, les 23 ans de l’assassinat d’un brillant journaliste qui a fait école dans le pays. 23 ans depuis que l’enquête se poursuit, 23 ans qu’on en parle tous les 3 avril ou à chaque nouvelle victime dans le camp de la presse. L’autre évènement, beaucoup plus vieux, c’est la commémoration de la grande marche organisée par les femmes en 1986 pour réclamer leurs droits. Malheureusement, encore aujourd’hui, elles se battent pour le respect de ces droits. Malheureusement, aujourd’hui, nombreuses sont les femmes qui se font violer, tuer et subir toutes sortes de traitements inhumains. Le ministère qui est censé prendre en charge ses revendications n’existe que de nom. Mais bon… personne n'ose y toucher sous peine d'accusation d'hostilité à la gente féminine et la lutte des femmes.
Si l’on n’a jamais su quelle mort a tué l’empereur, on sait au moins d’où provient, en partie, les armes qui tuent nos frères et nos sœurs. Non! Ce n’est pas Satan qui tue les gens, Mémé. Non Mémé, je ne suis pas en train de faire l’avocat du diable. Mais les faits sont là. L’église a commandé des bibles, des soutanes, des reliques sacrées afin d’absoudre les péchés des bandits armés. Blanc plus blanc que neige chantent-ils, alors que de la tête aux pieds leurs soutanes sont rouges comme le cramoisi. Ma maison sera appelee une maison de prière, crie encore le prophète. Mais vous, vous en avez fait une caverne de trafiquants et de tueurs!
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